Macron dans le Golfe du 19 au 21 octobre : sécuriser diesel et pétrole pour la France

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Emmanuel Macron effectue du 19 au 21 octobre 2026 une tournée dans quatre pays du Golfe : le Koweït, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar. Selon l'Élysée, l'objectif est de sécuriser des approvisionnements en « diesel et pétrole » susceptibles de faire baisser les prix à la pompe en France. Le chef de l'État est accompagné de hauts responsables de TotalEnergies et d'Engie, les deux plus grands groupes énergétiques français.

Ce que la présidence a annoncé

La tournée a été annoncée par l'Élysée le mercredi 14 octobre. Un conseiller présidentiel en a résumé la finalité : obtenir des volumes supplémentaires et plus d'approvisionnements pour les Français, avec, selon ses termes, un effet indirect sur les prix. Il a aussi parlé d'« engagements » concrets attendus des pays hôtes.

Dans les informations communiquées avant le départ, aucun volume chiffré n'est mentionné. La présidence a surtout détaillé les thèmes abordés avec chaque dirigeant. Au-delà de l'énergie, l'Élysée veut consolider les partenariats stratégiques et économiques, la présence des entreprises françaises dans la région et les investissements des pays du Golfe en France. Le président est également censé faire le point, dans chaque capitale, sur la situation régionale : ces quatre pays sont en première ligne depuis le début de la crise entre les États-Unis et l'Iran.

Une tournée en quatre étapes

Le programme détaillé n'a pas été publié dans son intégralité. Voici ce que la présidence a indiqué pour chaque pays.

Pourquoi le Golfe : Ormuz et Bab el-Mandeb

Selon l'AFP, les livraisons d'hydrocarbures en provenance du Golfe sont particulièrement affectées par le blocus du détroit d'Ormuz, engagé depuis le début de la crise entre les États-Unis et l'Iran en février, et par le conflit autour du détroit de Bab el-Mandeb entre forces yéménites et Houthis pro-iraniens. Nous avons détaillé le rôle de ces passages dans notre article sur le détroit d'Ormuz et les points d'étranglement pétroliers.

La Direction générale du Trésor a relevé, le 2 octobre, une hausse de 14 % du Brent en septembre, qu'elle relie aux perturbations persistantes des exportations du Golfe et aux incertitudes liées au conflit régional. Le même jour, les dirigeants du G7 ont annoncé, dans une déclaration publiée par l'Élysée, une libération coordonnée de 100 millions de barils via l'Agence internationale de l'énergie, sur quatre mois, avec une part de diesel concentrée sur les vingt premiers jours. Le détail figure dans notre article sur la libération des stocks d'urgence par le G7.

Une démarche engagée depuis septembre

Dès le 18 septembre, Emmanuel Macron avait indiqué que la diplomatie française était mobilisée pour sécuriser les approvisionnements en diesel et en gaz. Dans une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rendue publique le 22 septembre, il évaluait la dépendance européenne à certains approvisionnements en provenance du Moyen-Orient à 36 % pour les importations de kérosène et à 18 % pour celles de gazole. Le 24 septembre, lors de son interview sur TF1 et France 2, il avait promis de « tout faire » pour éviter les pénuries de carburant, et dit vouloir convaincre le président américain de ne pas interrompre ses exportations de gazole vers l'Europe.

L'Arabie saoudite absente de l'itinéraire

Interrogé sur l'absence de l'Arabie saoudite, cible régulière d'attaques des Houthis, l'Élysée a répondu que Paris et Riyad entretiennent des « contacts permanents ». Le prince héritier Mohammed ben Salmane était venu à Paris les 23 et 24 août. La déclaration commune du 24 août soulignait l'importance de la stabilité des marchés énergétiques mondiaux, de la sécurité d'approvisionnement et de la protection des voies maritimes.

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