La fin du diesel à Londres : les stations-service prêtes à tourner la page dès 2030

La fin du diesel à Londres : les stations-service prêtes à tourner la page dès 2030

Le diesel vit ses dernières années dans la capitale britannique. Selon une analyse publiée par le groupe de réflexion New AutoMotive, de nombreuses stations-service londoniennes devraient cesser de vendre du diesel d’ici 2030, la baisse continue de la demande rendant ce carburant économiquement non viable dans la capitale.

À l’échelle nationale, la tendance est encore plus marquée à long terme : jusqu’à 8 400 stations-service au Royaume-Uni pourraient abandonner le diesel d’ici 2035, à mesure que les automobilistes et les constructeurs automobiles se détournent définitivement de ce type de motorisation.

Un effondrement historique des ventes de voitures diesel

Les chiffres illustrent l’ampleur du basculement. En 2025, seules 103 906 voitures particulières diesel neuves ont été immatriculées en Grande-Bretagne, soit une voiture sur vingt. Dix ans plus tôt, la situation était radicalement différente : 1,28 million de véhicules diesel étaient alors vendus chaque année, représentant près de la moitié des nouvelles immatriculations en 2015.

Selon New AutoMotive, Londres atteindra vers 2030 un seuil critique : le volume de ventes sera si faible que le stockage et la distribution de diesel ne seront plus rentables pour les exploitants de stations-service. Cinq ans plus tard, ce scénario devrait se généraliser à d’autres grandes villes britanniques.

Un héritage durable du scandale des émissions

Le déclin du diesel s’inscrit dans la continuité directe du scandale des émissions révélé il y a une décennie, lorsque Volkswagen avait reconnu l’installation de logiciels destinés à fausser les tests antipollution. Cet épisode a durablement terni l’image du diesel et accéléré la pression réglementaire et sociétale contre ce carburant.

Sous l’impulsion des gouvernements et des organisations environnementales, les constructeurs ont progressivement réduit leur offre diesel, privilégiant le développement de véhicules électriques et hybrides afin de respecter les objectifs de neutralité carbone et de préserver leur crédibilité environnementale.

Un parc automobile en pleine mutation

Les données publiées pour 2024 par la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT) confirment cette transformation structurelle du parc automobile britannique :

32 % des véhicules en circulation sont encore diesel, soit environ 11,6 millions d’unités ;

60 % roulent à l’essence, représentant près de 21 millions de véhicules ;

Les véhicules 100 % électriques ne comptent encore que pour 3,7 % du parc (environ 1,33 million) ;

Les hybrides, rechargeables ou non, constituent les 6 % restants.

Par ailleurs, le Department for Energy Security and Net Zero indique qu’en 2024, le Royaume-Uni comptait 2,8 millions de véhicules diesel de moins qu’en 2019. Sur cette période, le nombre de voitures diesel a chuté de 3,7 millions, une baisse partiellement compensée par la hausse des fourgonnettes et camions diesel, encore largement dépendants de ce carburant.

Vers la disparition quasi totale du diesel

Selon les projections de New AutoMotive, il ne resterait plus qu’environ 250 000 voitures diesel en circulation au Royaume-Uni d’ici 2035. Londres devrait être la première ville du pays à ne plus compter aucune voiture diesel, devenant ainsi un symbole fort de la transition énergétique dans les transports.

Si les véhicules utilitaires continueront à utiliser le diesel pendant encore quelques années, le mouvement engagé semble irréversible. Pour les stations-service britanniques, et en particulier celles des grandes métropoles, l’avenir se dessine désormais sans diesel, au profit de l’électrique et d’autres solutions de mobilité à faibles émissions.

Commentaire

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir !

📬 Ne manquez rien de l'actualité carburant

Recevez chaque semaine notre synthèse des prix, actus et conseils pour faire des économies à la pompe.