Les États-Unis franchissent un cap historique dans l'exportation du GNL en 2025

Les États-Unis franchissent un cap historique dans l'exportation du GNL en 2025

Les exportations américaines de gaz naturel liquéfié (GNL) ont atteint un niveau sans précédent en 2025, portées par l’entrée en service de nouvelles infrastructures et par une utilisation soutenue des terminaux existants. Un seuil symbolique a ainsi été dépassé plus tôt que prévu, confirmant la place centrale des États-Unis sur le marché mondial du GNL.

Selon des estimations préliminaires, les volumes de GNL exportés par les États-Unis ont atteint 111 millions de tonnes sur l’ensemble de l’année 2025. Il s’agit de la première fois qu’un pays dépasse la barre des 100 millions de tonnes annuelles. Ce résultat place les exportations américaines près de 20 millions de tonnes au-dessus de celles du Qatar et environ 23 millions de tonnes au-delà des projections établies pour 2024.

Cette progression spectaculaire s’explique en grande partie par la montée en puissance rapide de nouveaux projets. Le terminal de Plaquemines LNG, dont les premières cargaisons ont été expédiées fin 2024, a à lui seul exporté 16,4 millions de tonnes en 2025. Plus largement, les installations américaines ont fonctionné à des taux d’utilisation élevés tout au long de l’année, culminant en décembre avec un record mensuel de 11,5 millions de tonnes expédiées.

Sur le plan géographique, l’Europe est demeurée la principale destination du GNL américain, dans un contexte de substitution durable du gaz russe et de forte demande hivernale. Près de 9 millions de tonnes ont été livrées vers le continent européen pour le seul mois de décembre. La Turquie s’est particulièrement distinguée en fin d’année, important davantage de GNL américain en décembre que l’ensemble du marché asiatique. De son côté, l’Asie a absorbé environ 1,23 million de tonnes sur la même période, tandis que l’Égypte est restée un client significatif.

L’ampleur de cette transformation est remarquable. En moins de dix ans, les États-Unis sont passés du statut de non-exportateur à celui de fournisseur représentant près d’un quart des échanges mondiaux de GNL. Le modèle américain, fondé sur des contrats flexibles, des prix en FOB et l’accès à d’importantes ressources de gaz de schiste, a renforcé l’attractivité de ses cargaisons auprès des acheteurs cherchant à sécuriser leurs approvisionnements.

La dynamique devrait se poursuivre en 2026. Plaquemines LNG vise désormais un fonctionnement à pleine capacité, plusieurs projets de taille intermédiaire continuent leur phase de montée en charge, et la première unité du projet Golden Pass LNG est attendue en production d’ici la fin de l’année, ouvrant la voie à de nouveaux records d’exportation.

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