Le Pakistan a annoncé une hausse très marquée des prix à la pompe, avec une progression de 43 % pour l'essence et de 55 % pour le diesel, selon les informations relayées par Ici Beyrouth. Cette décision intervient dans un contexte de forte tension énergétique et de hausse des cours, alors que le pays reste très exposé au coût des importations pétrolières.
Face au choc subi par les ménages et les professionnels, les autorités ont aussi dévoilé une mesure d'urgence sur les transports publics. À Islamabad, les transports en commun doivent être rendus gratuits pendant 30 jours, à partir du samedi 4 avril 2026, selon plusieurs médias internationaux reprenant les annonces officielles. Cette mesure vise à amortir l'effet immédiat de la flambée des carburants sur les déplacements du quotidien.
Une hausse spectaculaire des prix du carburant
La progression annoncée sur l'essence et le diesel est d'une ampleur rare. D'après les données publiées, le prix de l'essence a été relevé de près de 43 %, tandis que celui du diesel a grimpé de 55 %. Plusieurs sources évoquent aussi des niveaux désormais supérieurs à 458 roupies pakistanaises par litre pour l'essence et à 520 roupies pour le diesel, même si les publications n'emploient pas toujours exactement la même base de comparaison. Le point central reste néanmoins inchangé : la hausse est brutale et touche directement les deux carburants les plus utilisés par les particuliers et le transport routier.
Cette augmentation intervient alors que le pays fait déjà face à une inflation élevée. Pour les automobilistes, les artisans, les transporteurs et les agriculteurs, le diesel reste un carburant stratégique. Toute variation importante de son prix se répercute rapidement sur la logistique, les produits de base et le coût global du transport. Le mouvement est donc bien plus large qu'une simple hausse en station-service.
Islamabad mise sur la gratuité des transports publics
Pour limiter la pression sur la population, le gouvernement a annoncé que les transports publics d'Islamabad seraient gratuits pendant 30 jours. Selon les déclarations relayées par la presse, cette gratuité concerne l'ensemble des transports publics de la capitale et doit être financée par l'État. Le coût avancé pour cette mesure atteint environ 350 millions de roupies pakistanaises.
Il ne s'agit toutefois pas d'une gratuité généralisée à l'ensemble du Pakistan ni d'un changement durable de politique tarifaire. La mesure apparaît comme une réponse immédiate à la crise. D'autres annonces locales ont aussi été rapportées dans la province du Pendjab, avec des allègements sur les transports publics publics et des aides ciblées pour certains opérateurs. On est donc face à un soutien ponctuel destiné à réduire l'impact social d'une flambée exceptionnelle des carburants.
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