La semaine prochaine pourrait être très tendue pour les prix des carburants en France, en particulier pour le gazole. Les dernières cotations des marchés pétroliers montrent en effet une poussée marquée de plusieurs produits raffinés, alors même que les prix moyens observés dans les stations françaises ont déjà fortement progressé ces derniers jours. Pour les automobilistes, les transporteurs et les professionnels qui dépendent du diesel, le début de semaine du 6 avril 2026 s’annonce donc sous pression.
Les chiffres transmis pour les marchés pétroliers entre le 1er avril 2026 et le 2 avril 2026 montrent un mouvement particulièrement net. Le Brent passe de 103,20 à 107,01 dollars le baril. Le gasoil FOB Rotterdam grimpe de 1 276,50 à 1 433,50 dollars la tonne. Le diesel progresse lui aussi de 1 391 à 1 511 dollars la tonne, tandis que le mazout Eco monte de 1 338 à 1 466 dollars la tonne. En revanche, le Sans plomb 95 recule de 1 048 à 997 dollars la tonne.
Une forte poussée sur le gasoil Rotterdam
Parmi ces variations, c’est surtout celle du gasoil FOB Rotterdam qui attire l’attention. Le passage de 1 276,50 à 1 433,50 dollars la tonne correspond à une hausse d’environ 12,30 % en une séance. Le diesel, de son côté, progresse d’environ 8,63 %, tandis que le mazout Eco augmente d’environ 9,57 %. Le Brent monte quant à lui d’environ 3,69 % entre les deux dates fournies.
Ce type de mouvement sur le marché de gros est suivi de près, car Rotterdam reste une référence importante pour les carburants distribués en Europe. Cela ne signifie pas qu’une hausse identique se retrouve mécaniquement dès le lendemain à la pompe. En revanche, lorsque les cotations de gros bondissent déjà dans un contexte de hausse nationale, cela nourrit l’idée d’une semaine compliquée à venir, surtout pour le diesel.
Le contraste est notable avec le Sans plomb 95 coté à Rotterdam. Sur la même période, il recule d’environ 4,87 %, passant de 1 048 à 997 dollars la tonne. Cette baisse ne suffit pas à effacer la tension générale du moment sur les carburants, mais elle montre que tous les produits ne réagissent pas de la même manière.
Des prix déjà très élevés en France
Les données affichées sur prix-carburant.eu confirment que la situation est déjà tendue dans les stations françaises. Au 4 avril 2026, le Gazole ressort à 2,283 €/l. Le Sans plomb 95 (E10) atteint 2,011 €/l, le Sans plomb 95 2,060 €/l, le Sans plomb 98 2,095 €/l.
Le gazole est le produit qui concentre le plus d’attention. Sur une semaine, il est donné en hausse de +8,2 c€/l, soit +3,71 %. Sur un mois, la hausse atteint +22,4 c€/l, soit +10,86 %. Sur un an, la progression est de +63,5 c€/l, soit +38,51 %. Ces niveaux traduisent déjà une forte tension avant même la semaine qui s’ouvre.
Les essences ne sont pas épargnées. Le Sans plomb 95 (E10) affiche +2,4 c€/l sur une semaine, soit +1,20 %, puis +11,1 c€/l sur un mois, soit +5,83 %, et +29,7 c€/l sur un an, soit +17,31 %. +15,32 %.
Pourquoi la semaine prochaine pourrait rester difficile
Avec un Brent au-dessus de 107 dollars et un gasoil Rotterdam en hausse de plus de 12 % sur les chiffres fournis, le marché envoie un signal défavorable pour la semaine à venir. Sans tirer de conclusion excessive, ces données rendent crédible une poursuite de la tension sur les prix du diesel en France, ou au minimum un maintien à des niveaux très élevés.
Il faut rappeler qu’un marché de gros n’est pas une réplique exacte du prix payé à la pompe. Entre les cotations internationales et l’affichage final en station, il existe un délai, des différences de stocks, des politiques tarifaires d’enseigne, des contraintes logistiques et la fiscalité. Mais lorsque la hausse de gros s’ajoute à une hausse déjà bien visible sur le terrain, l’environnement devient clairement défavorable pour les consommateurs.
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