Les données que vous suivez sur la période du 31/12/2025 au 12/01/2026 montrent une séquence assez typique d'un marché des carburants : des variations quotidiennes modestes, puis un mouvement plus brutal au moment du changement d'année. Le signal le plus marquant se situe au 1er janvier 2026, où le prix moyen du gazole passe de 1,595 €/L (31/12/2025) à 1,650 €/L, soit +5,5 centimes sur une journée (évolution vs veille indiquée dans vos chiffres).
Dans le détail, la période suivante oscille entre phases de correction et reprises : baisse le 02/01 (−3,0 ¢), remontée le 04/01 (+2,3 ¢), puis une stabilisation autour de 1,64–1,66 €/L jusqu'au 12/01. Cette dynamique illustre un point important : le mouvement du 1er janvier ne ressemble pas à une simple fluctuation de marché, car il intervient simultanément à un changement de cadre sur les coûts « hors marché » intégrés aux prix.
Chronologie des prix moyens observés (gazole)
| Jour | Prix moyen Gazole (€/L) | Évolution vs veille |
|---|---|---|
| Mar 30/12/2025 | 1,595 € | — |
| Jeu 01/01/2026 | 1,650 € | ↑ +5,5 ¢ |
| Ven 02/01/2026 | 1,620 € | ↓ −3,0 ¢ |
| Sam 03/01/2026 | 1,626 € | ↑ +0,6 ¢ |
| Dim 04/01/2026 | 1,649 € | ↑ +2,3 ¢ |
| Lun 05/01/2026 | 1,634 € | ↓ −1,5 ¢ |
| Mar 06/01/2026 | 1,644 € | ↑ +1,0 ¢ |
| Mer 07/01/2026 | 1,645 € | ↑ +0,1 ¢ |
| Jeu 08/01/2026 | 1,647 € | ↑ +0,2 ¢ |
| Ven 09/01/2026 | 1,644 € | ↓ −0,3 ¢ |
| Sam 10/01/2026 | 1,644 € | → 0,0 ¢ |
| Dim 11/01/2026 | 1,666 € | ↑ +2,2 ¢ |
| Lun 12/01/2026 | 1,648 € | ↓ −1,8 ¢ |
À ce stade, la question n'est pas seulement « pourquoi ça monte », mais quels éléments entrent dans la formation du prix au moment où une nouvelle année démarre. Le 1er janvier est en effet une date où certains dispositifs et barèmes évoluent, et où les coûts peuvent être répercutés très rapidement.
CEE au 1er janvier 2026 : un coût additionnel susceptible de peser sur les carburants
Plusieurs sources expliquent qu'au 1er janvier 2026, le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) entre dans une nouvelle phase, avec un renforcement des obligations pour les acteurs concernés. Dans ce mécanisme, les fournisseurs d'énergie doivent financer des actions d'économies d'énergie, via l'acquisition ou la production de certificats. En pratique, cela peut générer un coût qui se retrouve intégré dans les prix finaux payés par les consommateurs.
Sur le volet carburants, des estimations médiatiques et sectorielles évoquent un ordre de grandeur de 4 à 6 centimes par litre de hausse potentielle, attribuée à la montée en puissance des CEE dès le 1er janvier 2026. Cette fourchette est citée notamment par TF1 (reportage daté du 01/01/2026) et par des analyses d'acteurs du secteur de l'énergie. Ce niveau est cohérent avec le saut de +5,5 centimes observé le 1er janvier dans vos données, sans que cela suffise à prouver une causalité parfaite litre pour litre (les prix restant le résultat d'un ensemble de composantes).
Il est également utile de rappeler que la réforme évoquée s'inscrit dans un calendrier plus large (période 2026–2030), avec une hausse des obligations mentionnée dans plusieurs publications spécialisées. L'idée clé à retenir pour l'automobiliste est la suivante : une partie du prix peut évoluer indépendamment des cours du pétrole, parce qu'elle correspond à des coûts réglementaires ou parafiscaux répercutés par la filière.
Pourquoi le prix ne suit pas uniquement le pétrole : les autres composantes qui comptent
Même si l'attention se porte sur l'effet CEE au 1er janvier, le prix du gazole reste un agrégat. Il combine généralement :
- les cotations (produits raffinés, marché international),
- les coûts de raffinage et de logistique,
- les marges (distribution, stations),
- la fiscalité (TVA, et autres composantes),
- les coûts réglementaires (dont les dispositifs comme les CEE, selon les modalités de répercussion).
Cette structure explique pourquoi, après un choc haussier à une date donnée, on peut ensuite observer des ajustements à la baisse ou des phases de stabilisation. Dans vos chiffres, c'est exactement ce qui se produit après le 1er janvier : baisse le 2 janvier, reprise le 4 janvier, puis micro-variations autour de 1,644–1,647 €/L entre le 6 et le 10 janvier, avant un nouveau pic le 11 janvier (1,666 €/L) et une correction le 12 janvier (1,648 €/L).
Autrement dit, même si un facteur « mécanique » augmente la base de coût, le marché continue de moduler le prix final en fonction des approvisionnements, des marges et des ajustements concurrentiels.
Impact concret pour un plein : ce que représentent 5 à 6 centimes par litre
Une hausse de 5 à 6 centimes par litre se traduit immédiatement sur le ticket de caisse, surtout pour les véhicules diesel avec réservoirs de taille standard. À titre indicatif :
- sur 50 litres, +0,055 €/L représente environ 2,75 €,
- sur 60 litres, +0,055 €/L représente environ 3,30 €.
Ce calcul arithmétique ne constitue pas une projection annuelle : il sert uniquement à visualiser l'ordre de grandeur à l'échelle d'un plein, en cohérence avec la variation que vous avez mesurée au 1er janvier. Pour comparer les prix au niveau local (commune, département, marque) et identifier des stations moins chères, votre comparateur permet de retrouver rapidement les écarts près de chez vous : prix-carburant.eu.
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