La situation des ruptures de carburant en France s’est nettement tendue au cours des derniers jours. D’après les données observées sur la page ruptures de carburant, plus de 2 000 stations-service sont actuellement touchées par au moins une rupture, soit près d’une station sur cinq sur le parc analysé. La hausse s’est surtout accélérée depuis la fin du mois de mars, avec une progression rapide du nombre de sites concernés.
Une accélération très nette depuis la fin mars
Au début du mois de mars, les ruptures existaient déjà, mais elles restaient encore limitées à quelques centaines de stations. Le mouvement a changé d’échelle à partir du 27 mars. La courbe publiée sur la page de suivi montre une hausse continue, puis un emballement progressif sur les derniers jours.
Le 6 avril 2026 à 13h13, 2 070 stations sont signalées en rupture en France. Cela représente 19,8 % des 10 477 stations analysées. En clair, près d’un point de vente sur cinq est actuellement concerné par une pénurie partielle ou temporaire. Cette évolution confirme un durcissement rapide de la situation, avec une diffusion des difficultés sur une large partie du territoire.
Le gazole reste le carburant le plus touché
Dans le détail, le gazole demeure le carburant le plus exposé. Il totalise 1 531 stations touchées, soit un taux d’environ 15,1 % sur les stations qui en distribuent. Il reste ainsi le produit le plus souvent signalé dans les ruptures actives.
Le SP98 suit de très près avec 1 258 stations touchées et un taux de 15,2 %. Le SP95-E10 confirme lui aussi une forte tension avec 1 070 stations concernées, soit 14,8 % du parc correspondant. Ces trois carburants concentrent donc l’essentiel de la pression actuelle sur le réseau.
Les autres carburants apparaissent moins exposés, mais ils ne sont pas épargnés pour autant. L’E85 atteint 7,6 % de stations touchées, le SP95 autour de 6,2 % et le GPLc environ 5,8 %. La tendance générale reste donc celle d’une tension large, même si son intensité varie selon les produits. Pour suivre la disponibilité par type de carburant, les automobilistes peuvent aussi consulter les pages dédiées comme le gazole ou les autres rubriques du comparateur.
Des écarts spectaculaires selon les marques
L’autre enseignement majeur concerne les écarts entre enseignes. Toutes les marques ne sont pas exposées de la même manière. Certaines affichent une part de stations en rupture bien supérieure à la moyenne nationale.
Le cas le plus marquant est celui de Total. Les données affichées indiquent que 66,7 % des stations Total analysées sont actuellement en rupture. Autrement dit, près de deux stations sur trois sont touchées dans ce réseau. Ce niveau place clairement la marque au cœur de la tension actuelle. Les automobilistes qui cherchent une station de cette enseigne peuvent utilement consulter la page stations Total afin de vérifier la situation localement.
Derrière Total, Elan ressort aussi avec un niveau élevé, à 36,9 % de stations concernées. Les réseaux indépendants restent également exposés, avec un taux proche de 12,9 %. Auchan atteint 12,4 % et Cora environ 11,3 %. Ces chiffres montrent que la tension ne se limite pas à une seule enseigne, même si elle frappe certains réseaux bien plus durement que d’autres.
À l’inverse, plusieurs grandes marques de distribution ou réseaux pétroliers semblent, pour l’instant, moins touchés en proportion. Carrefour s’établit à 6,3 %, Intermarché à 5,3 %, Système U à 5,1 % et E. Leclerc à 4,1 %. Ces écarts peuvent peser dans les choix des automobilistes, notamment dans les secteurs où plusieurs enseignes sont en concurrence directe.
Des ruptures souvent temporaires, mais pas toujours courtes
La durée moyenne des ruptures actives ressort à 2,5 jours, soit environ 59,5 heures. Ce chiffre montre qu’une part importante des stations parvient encore à retrouver un approvisionnement dans un délai relativement court.
Mais cette moyenne masque des situations plus contrastées. Environ 22,2 % des ruptures actives ont moins de 24 heures. À l’inverse, 28,6 % durent depuis plus de 72 heures. Entre les deux, près de la moitié des ruptures se situent dans une zone intermédiaire de 24 à 72 heures. Il existe donc un noyau dur de pénuries plus longues, qui pèse davantage sur les habitudes de déplacement et sur l’accès au carburant dans certaines zones.
Plusieurs départements ressortent parmi les plus touchés. Le Nord compte 65 stations en rupture, devant la Seine-et-Marne avec 58, le Pas-de-Calais avec 54, les Bouches-du-Rhône avec 50 et la Gironde avec 49. D’autres territoires comme la Haute-Garonne, le Bas-Rhin, les Yvelines ou le Rhône figurent également parmi les zones les plus concernées.
Il faut toutefois éviter de réduire la situation à un simple classement départemental. La vraie tendance est celle d’une diffusion des ruptures sur de nombreuses zones. Le phénomène dépasse largement quelques points de tension isolés. Il concerne désormais une part importante du réseau, avec des niveaux variables mais une pression globale qui continue de monter.
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